Combien de fois avez-vous assisté à une séance tout en faisant autre chose à côté ? Avant la pandémie, c’était plutôt délicat: Dans la même pièce, on se faisait vite attraper la main dans le sac, par exemple en se mettant sur son téléphone.

Qu’en est-il maintenant, à l’ère où le télétravail se veut obligatoire, où la plupart des échanges se font par écran interposé ?

Dans la même idée, combien de fois avez-vous animé une séance où le seul bruit que vous entendiez était le son de votre voix ? Êtes-vous habitué à voir des petits carrés noirs au lieu des têtes de vos collègues ? Vous en conviendrez, c’est plutôt frustrant, n’est-ce pas ?

Il devient de plus en plus difficile de rester focalisé sur une séance.

Qu’est-ce qui a changé ?

Rien.

Vous attendiez-vous à une autre réponse ? Pourtant, c’est la réalité: Nous continuons à organiser nos séances de la même manière que nous l’avons toujours fait.
Elles sont faites avec la structure traditionnelle: Une personne orchestre la séance, et s’assure qu’elle ne devienne pas chaotique.. ce qui au passage bride la liberté d’expression du groupe.

Les participants ne se sentent pas engagés, ils s’ennuient et n’ont pas voix au chapitre.

En étant présent dans la même pièce, cette formule fonctionne tant bien que mal.

Par contre, l’arrivée du télétravail dans nos vies a amplifié cette situation, et surtout elle nous a offert une porte de sortie: La capacité à faire autre chose, en toute discrétion (ou presque !).

L’art d’animer une séance collaborative

Si auparavant nous ne connaissions que les structures traditionnelles, ce n’est plus le cas désormais.

Il existe de nouvelles façons d’animer des séances: les structures libératrices (ou Liberating Structures).

Il est important de comprendre que les structures traditionnelles et libératrices ne sont pas en opposition: Elles permettent d’accomplir des choses différentes, et sont donc complémentaires.

Il s’agit clairement d’une carte très intéressante à ajouter à son jeu, pour être capable d’animer des groupes de travail correctement.

Ai-je parlé d’une carte ? Il s’agirait plutôt d’un deck en réalité: Il en existe 33 différents !
Et vous ne connaissez pas la meilleure: Elles peuvent se combiner !

Intrigué ? Plusieurs sites recensent ces structures et en expliquent les tenants et aboutissants de manière très claire. Pour ma part, je vous invite à visiter le site https://www.liberatingstructures.fr/ qui en fait une très bonne synthèse.

L’avis de l’auteur

J’ai animé de nombreuses séances ayant pour objectif le partage de connaissance, et la proposition d’idées novatrices.

Si certaines d’entre elles ont porté leurs fruits, dans tous les cas j’en ressortais avec une certaine amertume: Télétravail ou non, je ne parvenais pas à provoquer autant d’échanges que je le souhaitais.

Dans ces situations, il peut être facile de se dénigrer, ou de blâmer les autres. Pourtant, la réponse est ailleurs: Elle réside dans les règles du jeu utilisées.

Je pense sincèrement que ces LS sont un atout formidable à avoir dans sa boîte à outils, et me réjouis d’avoir l’occasion d’en parler avec vous !

D’ici là, je vous encourage à regarder la LS la plus commune: 1-2-4-tous